Conseils pour voyager sans soucis

Voyager

Durant un séjour, un petit désagrément peut vite tourner au drame sans une bonne prévention, surtout en zone à risque sanitaire élevé.

Un ou deux mois avant le départ, faites un bilan de vos besoins.

Avant de partir

Ce qu’il faut préparer

  • Votre carnet de vaccination.
  • Votre carte rhésus sanguin.
  • La carte européenne d’assurance maladie, à demander à la caisse d’assurance maladie ou sur le site ameli.fr, valable un an au sein de l’Union Européenne et en Suisse.
  • Si vous voyagez hors UE : renseignez vous, il vous faudra peut être souscrire une assurance privée.
  • Votre contrat d’assistance internationale pour rapatriement.
  • Vos médicaments.
  • Vos doubles d’ordonnances écrites  en DCI et traduites dans la langue du pays de destination  ou en anglais.

Adaptez le contenu de votre trousse de secours suivant votre destination et les risques encourus. Pour cela référez-vous à la fiche conseil fournie par votre pharmacien Calipharma.

Si vous suivez un traitement, prévoyez plus que la durée du séjour, un aléa est toujours possible. Attention également à la conservation des médicaments !

Êtes-vous à jour de vos vaccins ?

Vous devez être au moins à jour du calendrier vaccinal français et vous renseigner sur les obligations du pays visité.

Hormis la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les vaccins les plus exigés sont la fièvre jaune, les hépatites,  la méningite, la rage, le choléra, la rougeole.

Si des vaccinations particulières sont nécessaires vous devez consulter un médecin ou vous orienter vers un centre de vaccination international.

N’oubliez pas de faire un bilan dentaire avant le départ. La moindre carie peut gâcher votre séjour.

En cours de route

Le mal des transports peut être redoutable. Il est lié à une hypersensibilité du vestibule de l’oreille interne. Prévoyez un antihistaminique (Mercalm®, Nautamine®) ou optez pour l’homéopathie  qui convient  à tous (Cocculine®).

Lors d’un voyage en avion vous pouvez ressentir des troubles liés à la pression barométrique. Elle favorise les ballonnements intestinaux : évitez les boissons gazeuses. L’atterrissage peut déclencher une barotite : c’est une sensation de compression douloureuse dans l’oreille. Des protections  adaptées en silicone souple contenant un petit filtre céramique sont à placer dans de le conduit externe de l’oreille avant le décollage et l’atterrissage et à conserver jusqu’à rétablissement  de la pression normale dans la cabine. (Quies protection auditive®).

Soulagez vos jambes lourdes par le port des chaussettes de contention, ce qui est recommandé en avion lors de tout trajet. Pensez-y aussi  pour les longs trajets en voiture et en bus.

Pour les plongeurs un délai doit être respecté (selon la profondeur de la plongée) avant de prendre l’avion .

Le décalage horaire est ressenti quand on traverse plus de 4 fuseaux horaires. Un vol vers l’est est plus pénalisant car il entraîne un raccourcissement de la durée de la journée. Il faut environ 5 jours pour s’adapter à un décalage horaire de 9 heures. Adoptez l’horaire local  de votre destination dès la montée dans l’avion. Attention aux médicaments pris à heure fixe, notamment la pilule contraceptive : pour certaines un écart de plus de 3 heures équivaut à un oubli. Posez la question à votre Calipharmacien.

Fumeurs, prévoyez vos substituts nicotiniques.

À destination : la prévention des risques exotiques

L’eau est le meilleur vecteur pour les maladies infectieuses

Attention aux baignades, surtout en eau douce, vous pouvez ingérer ou être en contact avec des parasites qui passent la barrière cutanée.

Portez des chaussures fermées si vous marchez en zones  humides ou sur terrain boueux.

La turista ou diarrhée du voyageur

C’est une diarrhée infectieuse fréquente et souvent bénigne qui persiste 2 à 5 jours.  Elle est évitable en respectant les règles d’hygiène de base : lavage des mains, utilisation de lingettes imprégnées de solution hydro alcoolique. Buvez l’eau en bouteille que vous décapsulez vous-même. Sinon faites la bouillir ou utilisez l’hydroclonazone (Aquastab®). Consommez des aliments bien cuits, lavez les fruits avec une eau désinfectée et épluchez les.

La prise en charge est symptomatique :

  1. Réhydrater (Adiaril®) ;
  2. Stopper la diarrhée (Racecadotril®) ;
  3. Traiter par un antiseptique intestinal (Nifuroxazide®) ;
  4. Lutter contre les vomissements (Vogalib®).

Certains probiotiques composés de lactobacilles peuvent être utilisés en prévention  pour limiter les désagréments digestifs : Lactibiane voyage®, Bion®, Probiolog®.

En zone tropicale, les piqûres d’anophèle transmettent  le paludisme. Il existe une grande variabilité de risque selon la région, la saison et l’altitude pour un même pays. La prévention sera axée sur la chimio-prophylaxie (prise de médicaments protecteurs)  associée aux protections anti-moustiques. Elle sera systématique sauf cas particulier. Des recommandations spécifiques sont préconisées pour les femmes enceintes et les enfants.

La chimiorésistance évolue d’année en année. Consulter le site www.pasteur-lille.fr/vaccinations-voyages/ permet de vérifier qu’il n’y a pas eu de changement récent. Les pays impaludés sont classés en 3 groupes :

zone Résistance au traitement Antipaludique préconisé Posologie adulte Début de traitement Fin de traitement après le retour
0 Sans paludisme
1 Sans chloroquino résistance Chloroquine
Nivaquine®
1cp par jour Le jour du départ 4 semaines
2 Avec chloroquinorésistance Chloroquine+proguanil
Savarine®
1 par jour La veille du départ 4 semaines
3 Prévalence élévée de chloroquinorésistance et de multirésistance Atovaquone+proganil
Malarone®
1 par jour La veille ou le jour du départ 1
semaine
Méfloquine
Lariam®
1 par semaine 10 jours avant le départ 3 semaines
Doxycycline
Doxy palu®
1 par jour La veille du départ 4 semaines

La chimioprophylaxie doit être poursuivie après le retour en France : une majorité des cas de paludisme surviennent suite à un arrêt trop précoce au retour.

La chimioprophylaxie doit toujours être associée à une protection anti-moustique. 40 % des piqûres se font à travers les vêtements et il suffit d’une piqûre pour être contaminé. L’anophèle pique entre le coucher et le lever du soleil. Dès la tombée de la nuit, utilisez un répulsif cutané : Insect Ecran Tropic®, Cinq sur Cinq Tropic®. Portez des vêtements amples et clairs, à manches et jambes longues, en fibres naturelles (coton, lin) et imprégnés de lotion répulsive et insecticide (Cinq sur Cinq Spray Vêtement®, Insect Ecran Vêtement®).Protégez-vous si vous sortez le soir ou la nuit. Evitez les feux de camps. Ne dormez pas à la belle étoile sans moustiquaire pré-imprégnée. Pour la chambre, prévoyez des bombes insecticides et système diffuseur. La protection en journée n’est recommandée qu’en région très infestée. Dans ce cas appliquez le répulsif au dessus de la crème solaire.

À votre retour

Il est impératif de consulter en cas d’accès fébrile ou de diarrhée persistante.