Médicaments et conduite automobile

La lutte contre les accidents de la route est un véritable enjeu de santé publique. Parmi les comportements responsables de ces accidents figurent la vitesse excessive, la consommation d’alcool, la conduite en état de fatigue, l’utilisation de substances psycho-actives et de médicaments. Certains d’entre eux ont effectivement un effet néfaste sur la capacité à conduire un véhicule. Leur présence serait retrouvée dans 10 % des cas d’accidents de la route.
C’est pour cela que les autorités de santé ont établi une classification en trois niveaux de risques des médicaments susceptibles d’altérer les capacités de conduite.

Niveau 1

Les effets néfastes pour la conduite automobile sont très variables selon les individus. La prise du médicament ne remet généralement pas en cause la conduite de véhicules mais nécessite que les patients soient informés avant de prendre le volant.

MEDocs CONDUITE AUTO-1

Niveau 2

Les effets délétères pour la conduite automobile sont prédominants par rapport à la susceptibilité individuelle : il convient d’examiner, cas par cas, si la prise du médicament est compatible avec la conduite.
La prise du médicament peut, dans certains cas, remettre en cause les capacités de conduite de véhicules et nécessite l’avis d’un professionnel de santé (médecin, pharmacien).

MEDocs CONDUITE AUTO-2

Niveau 3

Les effets du médicament rendent la conduite automobile dangereuse. Avec des médicaments de ce type l’incapacité est généralement temporaire, mais majeure.
Lors de l’utilisation du médicament, la conduite de véhicules est formellement déconseillée.

MEDocs CONDUITE AUTO-3

Si nécessaire, ces trois pictogrammes sont présents sur la boite de médicaments