Cystites et médecines naturelles (homéopathie, phytothérapie et aromathérapie)

Cranberry
La cystite est très fréquente chez les femmes, car elles possèdent un urètre plus court (4cm) que les hommes (16cm), et donc plus proche de la zone péri-anale. Cette proximité augmente le risque d’infection urinaire par les germes provenant de la flore anale. Elle se caractérise par une envie fréquente et impérieuse d’uriner, une brûlure à la miction. Elle peut s’accompagner de douleur dans le bas ventre et de sang, voire de pus dans l’urine.

Si les symptômes s’intensifient et s’accompagnent de douleurs lombaires, de fièvre et/ou de nausées, ou en cas de rechute, il faut consulter son médecin. De même en cas de récidives fréquentes (plus de 4 fois par an).
Les médecines naturelles ont toute leur place dans le traitement et la prévention des cystites non compliquées.

Cystite et homéopathie

  • Cantharis calme les douleurs violentes (types lames de rasoir) accentuées dès que la vessie contient quelques gouttes d’urine, avec besoin constant d’uriner : 5 ou 7CH, 3 granules toutes les demi-heures à espacer dès amélioration.
  • Mercurius corrosivus pourra être utilisé en cas de brûlures violentes à la miction avec urines foncées peu abondantes parfois teintées de sang : 5 CH, 3 granules toutes les demi-heures à espacer dès amélioration.
  • Staphysagria est utile quand la douleur est soulagée par la miction (sensation d’avoir en permanence une goutte d’urine dans le canal de l’urètre) : 7 ou 9 CH, 3 granules 3 fois par jour. Staphysagria s’utilise aussi en prévention des cystites récidivantes, à raison d’une dose 15CH par semaine.
  • Sarsaparilla officinalis peut être utilisé en cas de brûlures violentes et insupportables en fin de miction : 5 ou 7 CH, 3 granules 3 à 5 fois par jour.
  • Apis mellifica convient à une cystite d’apparition brutale chez un sujet qui boit peu, avec au cours de la miction des douleurs et brûlures remontant vers les uretères et les reins : 5CH, 3 granules toutes les demi-heures à espacer quand amélioration.

Cystite et phytothérapie

La canneberge, aussi appelée Cranberry, a une place prépondérante dans le traitement et la prévention des rechutes des cystites non compliquées. Elle empêche l’adhésion des bactéries type Escherichia coli aux parois de la vessie et ainsi favorise leur élimination.

Elle s’utilise seule ou en association avec d’autres plantes ayant des propriétés antiseptiques (bruyère, myrtille, ortie…) et diurétiques (busserole, piloselle, solidago, bouleau, prêle…). On peut citer Urell®, Acygil®, Arkofluid Confort Urinaire®, Cyscontrol®…

Cystite et aromathérapie

Dans le traitement « minute » des cystites, la canneberge est souvent associée aux huiles essentielles de type Cannelle de Ceylan, Romarin, Niaouli et Sarriette des montagnes (Cyscontrol Flash®).

Les huiles essentielles (HE) sont très utiles dans le traitement de la cystite aiguë. Mais il faut respecter les contre-indications et les précautions d’usage des huiles essentielles (pas d’utilisation chez l’enfant, la femme enceinte ou qui allaite, chez l’asthmatique ni chez l’épileptique).

En cas de cystite aiguë avec saignement, l’HE d’origan compact sera la plus puissante. On l’utilisera associé à une HE hépatodrainante (comme le citron) du fait de sa toxicité pour le foie : 1 goutte d’HE d’origan + 1 goutte HE de citron sur un comprimé neutre à renouveler 3 fois par jour. L’HE de sarriette aura un effet quasiment similaire.

En cas de contre-indication hépatique, on pourra utiliser l’HE de Tea Tree ou l’HE de Thym à linalol. Ces deux HE sont un peu moins puissantes mais dénuées de risques hépatiques. On pourra les utiliser soit par voie orale mélangées à de l’essence de citron (pour masquer leur goût) ou en massage cutané du bas ventre dilué dans une huile végétale (amande douce, argan …) 3 fois par jour.

Prévention contre les cystites et infection urinaire

  • S’essuyer d’avant en arrière après la selle (pour éviter que les bactéries intestinales ne remontent vers l’urètre) ;
  • Aller uriner après un rapport sexuel ;
  • Boire beaucoup d’eau (1,5 à 2 L d’eau par jour) ;
  • Ne pas se retenir d’aller uriner ;
  • Ne pas faire de pause lors de la miction (uriner d’un seul jet jusqu’à la fin) ;
  • Eviter les sous-vêtements en matières synthétiques (privilégier le coton !), et les vêtements trop serrant (favorise la transpiration et la transmission des germes) ;
  • Eviter certaines boissons qui acidifient les urines (champagne, vin blanc…) ;
  • Faire attention à certains produits d’hygiène intime trop agressifs.