La bronchiolite chez le bébé

Bébé

Après une incubation de 2 à 8 jours, la bronchiolite frappe le plus souvent les nourrissons âgés de 2 à 8 mois. Sa transmission se fait par l’intermédiaire des sécrétions expulsées à l’occasion d’une toux ou d’éternuements mais également par l’intermédiaire d’objets ou de linges contaminés. Le VRS (Virus Respiratoire Syncytial), hébergé pendant 7 jours environ par le malade, survit 30 minutes sur la peau et entre 6 et 7 heures sur un ustensile ou un tissu. Pour éviter la contagion il faudra donc commencer par se laver les mains avec du savon et appliquer ensuite un gel hydro-alcoolique. Les surfaces (cuisine, salle de bains…) seront désinfectées et l’on prendra soin de ne pas échanger sucettes, biberons ou couverts. De plus, tout tabagisme passif sera proscrit.

Les symptômes

La première phase de la maladie se traduit par une rhinite et une toux sèche. Ce n’est que dans 20 % des cas seulement qu’une seconde phase pulmonaire, la bronchiolite, sera observée. Au niveau des bronches, on trouve des cellules qui secrètent du mucus et des cellules qui portent sur leur surface des cils microscopiques. Le mucus piège débris et polluants qui sont éliminés par le tapis roulant que forment les cellules ciliaires. Ces dernières étant détruites par le virus, il s’en suit un encombrement des bronches par le mucus qui non seulement n’est plus éliminé mais dont la sécrétion augmente. Les symptômes observés sont :

  • Une toux qui a pour but d’éliminer l’excès du mucus.
  • Une dyspnée obstructive : les bronches encombrées laissant passer moins d’air, la respiration devient difficile.
  • Un wheezing, c’est-à-dire des sibilants (sifflement aigu accompagnant les mouvements respiratoires chez certains sujets souffrant d’une affection des poumons) audibles à distance.

Traitement de la bronchiolite

Le traitement consiste à une désobstruction rhinopharyngée et bronchique. Pour aider bébé à respirer on pourra fractionner ses repas, relever la tête de son lit pour obtenir un angle de 30 degrés par rapport au sol, proscrire l’usage du tabac dans le foyer, maintenir une température ambiante voisine de 19°C. Ne pas oublier d’aérer au minimum 10 minutes par jour les pièces dans lesquelles vit bébé. La kinésithérapie respiratoire permettra d’éliminer l’excès de mucus et de libérer ainsi les bronches.

Les médicaments antitussifs ainsi que les mucolytiques sont contre-indiqués. Le recours aux antibiotiques ne sera envisagé qu’en cas de réelle surinfection bactérienne.

Sauf dans des situations particulières, nourrisson de moins de 6 semaines, mucoviscidose, déficit immunitaire, pathologie cardiaque ou malformation pulmonaire qui imposent une hospitalisation immédiate, le traitement sera conduit à domicile. Il faudra surveiller l’apparition de signes d’aggravation qui justifieront alors un transfert en milieu hospitalier : malaise, altération de l’état général, refus de s’alimenter ou changement de comportement, gêne respiratoire intense, troubles digestifs, augmentation de la température…

Si les signes d’obstruction, maximaux entre le 2ème et le 4ème jour, disparaissent en 8 à 10 jours, la toux résiduelle peut persister entre 10 à 20 jours puisque la réapparition des cellules ciliaires ne se produit qu’au bout d’une quinzaine de jours.

Souvent bénigne, la bronchiolite touche 460 000 enfants chaque hiver.

Prévention de la bronchiolite

Quelques mesures de prévention permettent de réduire le risque de contamination. Si elles n’ont pas suffi et que bébé est touché, le traitement par kinésithérapie le soulagera et l’attention que lui portent ses parents les incitera à agir au plus vite si des complications, rares, devaient survenir.