Close up of glucose meter, gumshoes, red laces in shape of heart on white wooden background. Concept of health control

Peut-on pratiquer un sport quand on est diabétique ?

La réponse est oui, mais certaines précautions sont à respecter.

Pour les diabétiques non insulino-dépendants (type II), l’activité sportive doit être pratiquée régulièrement pour faire baisser votre glycémie, vos lipides sanguins, aider à maigrir et maintenir de bons chiffres tensionnels :

– 3 à 4 fois par semaine au minimum,

– 30 minutes au moins par séance,

– de façon énergique pour accélérer votre rythme cardiaque : cherchez à atteindre 50-60 % de votre « Fréquence Maxima Théorique » (que vous calculez en soustrayant votre âge du chiffre 220).

 

Veillez à un bon équilibre alimentaire

Saisissez les occasions que vous offre la vie quotidienne :

– allez à pied ou à vélo au travail ou faire les courses,

– prenez les escaliers au lieu de l’ascenseur,

– délaissez la télé pour un loisir sportif!

Pour les diabétiques insulino-dépendants, l’exercice régulier est aussi bénéfique mais il peut être une cause de déséquilibre si le diabète n’est pas bien contrôlé ou si le sujet diabétique ignore ses propres réactions et n’effectue pas les adaptations nécessaires.

Quels sont les sports les plus adaptés ?

Les sports d’endurance sont plus faciles à gérer que les sports intenses. De la marche au triathlon, en passant par le golf ou le vélo, tous ces sports sont recommandés, si vous les pratiquez avec un entraînement progressif et adapté.

Le gros risque pendant l’effort, c’est l’hypoglycémie. Il faut donc savoir en reconnaître les signes et avoir sur soi des glucides d’absorption rapide pour la maîtriser.

Plus l’activité est régulière (horaire, durée, intensité), plus il est facile de prévoir les bonnes adaptations.

Pour vous faire plaisir et être performant :

Entraînez-vous de façon progressive et le plus régulièrement possible.

Contrôlez souvent votre glycémie : avant, après, mais aussi pendant un exercice prolongé, pour apprendre à bien connaître vos réactions.

Diminuez toujours votre dose d’insuline avant un effort prolongé. Attention toutefois lorsque le sport est pratiqué le matin : ne diminuez pas trop votre insuline rapide avant le petit-déjeuner pour ne pas démarrer en hyperglycémie excessive.

Ne partez pas « sans biscuits » et absorbez des glucides toutes les 30 à 60 mn, dès le début de l’effort.

Buvez fréquemment pour éviter la déshydratation.

Attention à l’hypoglycémie retardée, particulièrement fréquente quand l’effort a été prolongé : pensez à diminuer aussi la dose d’insuline du soir. Choisissez bien votre équipement.

Les sports en solitaire sont déconseillés ainsi que ceux dans lesquels une hypoglycémie est difficilement ou totalement imparable, comme la plongée sous-marine.

Dans tous les cas, vous devez faire un bilan médical. 3 points sont à contrôler :

  • le cœur : surveillance de la tension artérielle, électrocardiogramme et éventuellement épreuve d’effort après 35 ans et/ou 15 ans de diabète
  • les pieds : recherche d’une neuropathie car ils peuvent être mis à rude épreuve (micro-traumatismes, chaussures mal adaptées, exposition au froid ou à l’humidité…)
  • les yeux : dépistage d’une rétinopathie qui pourrait s’aggraver à l’effort.